• II- L'impact de l'éducation sur le développement durable

    B. Le social

    1) Gain de santé

     L'éducation constitue a elle seul une intervention sanitaire que les responsables politiques. Les personnes les plus éduquées sont en meilleures capacités de détecter des maladies et peuvent donc, agir en conséquence.

    L'éducation des mères a sauvé des millions de vies d'enfants. L'éducation maternelle a manifesté une double importance dans chaque vie d'enfants épargnées ce qui conduit à une baisse de la mortalité infantile. Entre 1990 et 2012, le nombre total d'enfants qui meurent avant leur cinquième anniversaire a baissé de 12,6 à 6,6 millions, dont 6,1 millions dans les pays qui on un faible revenu et un revenu moyen inférieur. Pour éviter le décès de trop d'enfants, l'éducation est un élément majeur à respecter. Dans les pays avec un faible revenu et un revenu moyen inférieur, le taux de mortalité infantile de moins de 5 ans baisserait de 49% si toutes les femmes disposeraient d'un enseignement secondaire, ce qui reviendrait à épargner 3 millions de vies humaines. Les mères ayant été scolarisées ont en moyenne 23% plus de probabilité d'accoucher avec la présence d'une sage-femme ou d'une accoucheuse qualifiée. Sans cette présence près de 40% des nouveaux nés décèdent à cause de possibles complications au moment de l'accouchement. Les mères alphabétisées ont plus de chance de faire vacciner leurs enfants. Si les mères non-instruites avaient achevé leur enseignement secondaire il y aurait plus 47% d'enfants vaccinés dans les pays à faible revenus.

    L'éducation joue un rôle majeur dans la prévention des maladies. Selon l'enquête sur la santé dans le monde, le fait d'avoir achevé le premier cycle du secondaire donne 18% de chances supplémentaires de ne pas se déclarer en mauvaise santé, par rapport à un individu non instruit ou n'ayant pas achevé l'enseignement primaire. Donc l'éducation est un outil puissant. Aux États-Unis, les plus instruits avaient plus de probabilités de fumer dans les années 1950, mais ils ont été rapides à modifier leurs comportements lorsqu'on a commencé à commencer à circuler les informations sur les dommages du tabagisme.

    2) L'autonomisation des femmes

    L'éducation peut être un élément du processus de transformation sociale mobilisant les femmes et les hommes pour la création d'une société plus égalitaire. L'éducation est un facteur d'autonomisation des femmes, elle permet de surmonter les différentes formes de discrimination sexuelle et d'opérer leurs propres choix de vie. L'autonomisation est bénéfique pour les femmes mais aussi améliore les conditions de vie de leurs enfants et renforce la cohésion sociale.

    L'éducation devient un passeport permettant aux femmes d'investir le marché du travail. Les femmes instruites ont plus de chances de trouver un travail mieux rémunéré que les femmes analphabétisées. Nous pouvons retrouver ce cas au Mexique, ainsi 48% des femmes qui ont fait leurs études secondaires se sont faites employées avec une meilleure préférence comparé à 39% des femmes en ayant seulement un niveau d'études primaire. 

    L'éducation aide les femmes à se faire entendre. En Inde, si les femmes ont suivi un enseignement secondaires, elles ont une probabilité de 30% de se faire entendre par leurs conjoints alors que les femmes non instruites ont moins de chances de se faire entendre.

    L'éducation des femmes de décider plus librement de leur grossesse. En Afrique subsaharienne et en Asie de l'Est et de l'Ouest, 1 fille sur 7 tombe enceinte à ses 17 ans, ce qui représente 3,4 millions d'enfants nés accidentellement. Dans ces deux régions, si toutes les femmes seraient instruites le taux de grossesse baisserait de 59%, alors le nombre d'enfants à 1,4 millions.

    L'éducation renforce la confiance des femmes en elles-mêmes et leur perception de la liberté. En Sierra Leone, l'instruction des plus jeunes femmes a été permises grâce à l'arrêt de la guerre civile ce qui a entraîné l'essor des possibilités de scolarisation et une baisse de la tolérance des femmes vis-à-vis de la violence domestique de 36 à 26%.

    Dans certaines régions, la transition démographique a subit une hausse et le taux de natalité et de mortalité infantile ont au contraire subit une baisse, et cela entièrement grâce à l'éducation. Au Brésil, grâce aux progrès du niveau de scolarisation, le taux de fécondité a baissé considérablement d'environ 70% entre les années 1960 et 1970. L'Afrique Subsaharienne pourrait effectivement prendre la même voie. Dans cette région du monde, les femmes analphabètes donnent naissance en moyenne à 6,7 enfants, les femmes ayant suivies le cycle primaire ont en moyenne 5,8 enfants et enfin les femmes qui ont achevé l'enseignement secondaire mettent au monde en moyenne 3,9 enfants. Ce nombre pourrait effectivement chuter de 37% à 31%, si une grande partie des femmes étaient instruites d'un enseignement secondaire. 

     


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